J’ai eu l’immense chance d’avoir Alain pour co-directeur de thèse (avec Daniel Thomas), tous deux d’une envergure exceptionnelle.
Chercheur d’une rigueur remarquable, Alain possédait cette intelligence rare qui éclaire, qui structure, et qui élève la réflexion. Son exigence n’était jamais un obstacle, mais une invitation à aller plus loin, à penser avec précision et honnêteté. Il savait poser les bonnes questions, celles qui font grandir, et accompagner sans jamais contraindre ... et avec le sourire. À ses côtés j’ai appris ce que signifie véritablement faire de la recherche. Son regard, sa manière unique d’aborder les problèmes, son sens aigu de la transmission ont profondément marqué mon parcours.
Et au-delà du scientifique reconnu, il était un mentor attentif, profondément investi dans la formation de ses doctorants. Sa confiance, ses conseils, son humanité et sa bienveillance exigeante ont été déterminants. Il continue de guider ma manière de penser et d’enseigner. Son héritage est immense. Je lui dois infiniment, et sa mémoire restera indissociable de ce que je suis devenue.
Merci Alain !
Mes pensées vont aussi à la famille.

C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris le décès d’Alain Friboulet, ancien directeur du GEC, survenu le 3 janvier 2026. Ses obsèques ont lieu mardi 13 janvier 2026, à 15h au nouveau cimetière paysager du Mont Clergé à Jonquières. Toute la communauté utécéenne adresse ses sincères condoléances à sa famille et ses proches.
22 messages.
J'ai mis du temps à écrire un message car je ne réalise pas encore tout à fait. Je me souviens de notre rencontre, pour un DEA. J'avais un tableau avec des sujets et des personnes à aller voir dans le laboratoire, pour me présenter, parler de ma motivation, de mon intérêt pour le stage. Je t'ai choisi, et tu m'as choisie. Les étoiles étaient alignées pour la suite. La suite, c'est plus de 30 ans côte à côte, et tout un univers scientifique que tu m'as enseigné, avec sérieux mais aussi légèreté. On a traversé des tempêtes, mais j'ai toujours pu compter sur ton soutien, sans faille. Comme je te l'ai dit lors de mon allocution pour ton départ à la retraite, tu as été un mentor, et au delà. J'essaierai de me montrer digne de toi, de ton enseignement, de ton humanité et ta sagesse.
Une personne rare est partie, soyons heureux de l'avoir connue.
Alain,
Ton départ me touche profondément et je te suis reconnaissante pour tout ce que tu as été et nous as transmis.
Je garderai le souvenir d’un grand homme, remarquablement intelligent, profondément honnête, et d’une grande simplicité.
Ton exigence scientifique, ta rigueur et ta justesse forçaient le respect. Avec quelques mots choisis avec soin, pesés et éclairants, tu savais toujours faire avancer la réflexion.
Je me souviens aussi de moments plus légers: tes passages, de temps en temps, dans notre bureau avec Bé et Séverine, nos fous rires auxquels tu prenais part volontiers, ton sourire si reconnaissable et ton humour qui faisait mouche. Jamais dans l’excès. Par un simple regard ou un sourire complice, tu savais dire l’essentiel.
J’ai eu le privilège de te connaître comme codirecteur de thèse, aux côtés de Bérangère. Réservé, mais toujours juste, ton soutien, ta confiance et ton exigence ont profondément compté.
Merci pour tout cela, Alain.
Alain Friboulet a été le co-directeur de ma thèse, mais surtout une personne d’une grande gentillesse à un moment très important de ma vie. Lorsque je suis arrivé en France comme jeune doctorant étranger et quand je suis allé en Compiègne pour mes cours de thèse, Alain est venu personnellement me chercher à la gare de Compiègne. Il m’a accompagné à l’université et m’a conduit jusqu’au logement étudiant et m'accompagner aussi pour les déjeuners. Ce geste, très simple en apparence, a été pour moi d’une aide immense. Pendant toute ma thèse, il a toujours été disponible, patient et attentif, que ce soit pour mes expériences, mes questions scientifiques ou mon intégration en France. Il m’a beaucoup appris en biochimie enzymatique, mais aussi dans ma manière de réfléchir et de faire de la recherche. Alain était une personne merveilleuse, bienveillante et profondément humaine. Son soutien, sa discrétion et sa générosité ont marqué durablement mon parcours scientifique et personnel. Je lui en serai toujours reconnaissant. Mes pensées vont à sa famille, à ses proches et à toutes les personnes qui ont eu la chance de le connaître.
It is indeed sad to hear about the demise of Alain. It fills me with deep sorrow. He was a great human being, always helpful to his colleagues.
We will always miss him.
I wish my condolences to his loved ones.
It's very sad to hear about the demise of Prof Alain Friboulet. He was more than a mentor and guide. His kindness in helping me when I had any issues will always be memorable. He was always approachable even after I left Paris in 2008.
My deepest condolences to his family members.
C’est avec une grande tristesse que j'ai appris le départ du Alain. Je me souviendrai toujours de sa gentillesse et de sa patience. Il restera toujours dans nos cœurs.
Nous adressons nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches, ainsi qu'à l'ensemble de la communauté universitaire."
It is such a sad and unexpected way to begin the new year. I am very sorry to hear this tragic news. Dr. Friboulet was always very supportive and went out of his way to help me with my work at Compigene. I will remember him with great respect and gratitude. I pray that his soul may rest in peace.
Cette nouvelle est pour nous tous un véritable choc.
Même si, en raison de mon affectation en Inde au cours des dix dernières années, je n’ai pas été récemment en contact avec Alain, nous avons toujours, collectivement comme à titre personnel, éprouvé pour lui un immense respect et une profonde estime. Il était non seulement un enseignant remarquable et un scientifique créatif, mais aussi un soutien précieux et constant pour notre équipe INSERM, d’abord à l’hôpital Broussais puis aux Cordeliers. Plusieurs doctorants de notre équipe lui sont profondément reconnaissants pour son accompagnement, sa bienveillance et son soutien tout au long de leur thèse. Ses anciens étudiants, aujourd’hui dispersés à travers le monde, engagés dans des carrières remarquables, dans une recherche et un enseignement de haut niveau, garderont tous d’Alain un souvenir indélébile. Nous avons tous partagé avec lui une relation très cordiale, fondée sur la confiance et le respect mutuel.
Je suis profondément attristé par sa disparition et nous tenons à exprimer nos plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches. Repose en paix, cher Alain.
J’ai eu le plaisir de rencontrer Alain à plusieurs reprises, notamment à Compiègne, à l’occasion de comités de thèse, ainsi que d’un séminaire qu’il m’avait invité à donner. Il m’a aussi fait l’honneur de m’inviter à participer à un comité d’experts au service de la région Picardie, dans l’axe de recherche "Santé, Vivant". Nous nous y sommes retrouvés plusieurs années de suite, à Amiens, Senlis, Laon, Compiègne, pour des réunions toujours enrichissantes, scientifiquement comme humainement.
J’en garde le souvenir d’une personnalité réservée, profondément gentille et très bienveillante. Alain était un chercheur de tout premier plan, doté de connaissances remarquables dans de nombreux domaines de la biochimie: des protéines aux anticorps, en passant par les enzymes et la biologie moléculaire.
Il alliait à cette grande richesse scientifique une humilité et une modestie rares. Son humanité et son engagement marqueront durablement celles et ceux qui ont eu la chance de le côtoyer.
Je suis profondément attristé par le décès d’Alain. C’était un homme engagé, porté par de grandes valeurs, un chercheur reconnu qui a toujours défendu avec constance la liberté académique et l’exigence d’une recherche de haut niveau. Collègue attaché au travail collectif, profondément humain, il s’est sans relâche investi au service de l’UTC et de son rayonnement. J’ai eu l’occasion de bien connaître Alain, notamment lorsque nous étions tous deux directeurs d’unité de recherche, lui du GEC et moi d’Heudiasyc. J’appréciais tout particulièrement sa droiture, son sens de l’éthique, la clarté de ses positions et la qualité de son engagement. J'adresse toutes mes condoléances et mes pensées à sa famille et ses proches dans ces moments douloureux.
Chères Muriel, Amadis, Aloïse, mes biens respectés collaborateurs de l’UTC, membres de la grande famille des scientifiques de Picardie et d'autre régions de France, une dramatique nouvelle a ouvert l'année 2026. Notre ami bien aimé et le confrère de qualité extraordinaire Alain Friboulet a disparu. Cette nouvelle m’a frappé durement et même à présent je ne peux pas réaliser que je ne pourrai pas venir à Compiègne et parler avec Alain. Nous a eu le privilège de se rencontrer à l'été pendant la Conférence de Biocatalyse Internationale sur le bateau. Nous avons voyagé presque une semaine entre les anciennes villes et villages situés au bord de Volga, nous parlions de science et présentions nos exposés. C’était le temps où les anticorps catalytiques commençaient d'être l'un des domaines les plus innovants et Alain faisait beaucoup pour développer ce thème important. Avec notre grand ami et personne exceptionnelle le Professeur Daniel Thomas, il a proposé de faire les anticorps catalytiques comme les anti-idiotypiques répliques des centres actives des enzymes. Pour ma part, j'avais proposé d'expliquer les résultats expérimentaux sur les anticorps catalytiques contre ADN aussi par un effet de réseaux anti-idiotypiques (Shuster et al. Science 1992). Alors les idées communes nous avaient rapprochés et réunis. Cette relation scientifique avait grandi, enrichie de liens humains, culturels et personnels. Nous étions ensemble à Compiègne, Moscou, Paris, Saint-Petersbourg, New York, Tel Aviv, Londres et beaucoup d'autre endroits. Nous avons publié 22 papiers ensemble. Nous avons dirigé des étudiants PhD et Postdoctoraux. Dans mon Labo nous aimions Alain du point de vue scientifique et humain. Nous avons travaillé sur de nombreux projets communs, Alain exprimait toujours un grand enthousiasme et dirigeait ces études. Nous étions souvent ensemble avec nos families hors de nos Instituts et Alain proposait toujours des voyages intéressants et montrait sa connaissance profonde des sujets historiques.
Je suis sûr qu'Alain va rester très longtemps dans nos pensées.
Alexandre Gabibov, Professeur, Docteur de Science (Chimie)
Directeur de L’Institut Shemiakin & Ovchinnikov de Chimie Bioorganique de l’Academie de Science de Russie
Membre de l’Académie de Russie, de l'Académie Européenne,
Membre correspondant à titre étranger de l'Académie nationale de Pharmacie de France
Cher Alain,
En apprenant votre décès, des souvenirs sont revenus quand j’étais doctorants au GEC. En 2006, la guerre a éclaté au Liban. Les communications étaient difficiles et vous m’avez proposé d’appeler mes parents pour avoir de leurs nouvelles directement de votre bureau.
Je n’oublierai jamais votre gentillesse et votre bienveillance. Vous avez toujours été à l’écoute de chaque membre de l’unité avec une grande bienveillance! Merci pour ces moments au sein de vos laboratoires!
Alain, quelle tristesse d'apprendre ta disparition. Nous nous sommes connus il y a plus de 40 ans, nous nous intéressions aux cholinestérases, toi déjà à l'UTC et moi chercheur dans le service de santé des Armées. Puis tu partis chez Palmer Taylor tripoter du VX en cachant bien son nom, et moi j'ai continué sur la butyrylcholinesterase tandis qu'avec Thomas et nos amis russes tu partais sur les anticorps catalytiques. Nous nous sommes retrouvés ensuite, combien de fois (?) sur le lac Ladoga à la fin des mois juin à ripailler à force vodka en célébrer ton anniversaire avec l'ami Sasha et toute sa bande. Muriel discrète et attentive était tjs présente. Nous avons aussi célébré l'élection de Sasha à l'académie de pharmacie, fêté l'événement au Procope avec nos camarades. Que de bons souvenirs en dehors de la science malgré tout toujours présente, exigence mais festive. Nous n'avons publié qu'un seul papier ensemble, dans CBI en 2013 mais interagi tout au long de nos carrières respectives, toi à l'UTC et moi dans l'Armée jusqu'en 2013 et depuis 2014 à l'université de Kazan où je suis toujours. Tu resteras pour ceux qui t'ont connus, un ami, un camarade chaleureux et un scientifique rigoureux. Nos amis russes te doivent aussi beaucoup. Nous ne t'oublierons pas. Pharmacien-général Inspecteur (2s) Patrick Masson
Cette année 2026 débute avec une triste nouvelle : le départ d'Alain. Sa profonde humanité, son ouverture d'esprit et ses capacités à harmoniser des collectifs resteront à jamais dans ma mémoire. Merci à toi pour ces leçons de vie, ravi d'avoir pu croiser ton chemin à l'UTC, qui te doit une part de son identité. Je tacherais de poursuivre tes valeurs.
A plus tard l'ami !
Quelle grande tristesse d'apprendre le décès d’Alain.
J'ai connu Alain dans des circonstances particulières et compliquées. Il m’a spontanément proposé son aide et je l'en remercie. J’ai pu voir à cette occasion son humanité, son humilité, sa discretion et son intégrité.
J ai eu la chance de le connaître
C’est avec une grande tristesse que j’ai appris le décès d’Alain. J’ai eu la chance de le côtoyer pendant plusieurs années à partir de 2014, d’abord en tant que postdoctorant, puis comme chercheur CNRS. Je garderai le souvenir de quelqu’un de discret, mais doté d’un esprit particulièrement affûté. Ses interventions, souvent mesurées, apportaient fréquemment le point de vue juste, celui qui faisait mouche et éclairait les discussions. Je tiens également à souligner combien j’ai apprécié le temps qu’il m’a consacré lors de la préparation de mon concours. Son accompagnement, à la fois bienveillant et exigeant, a été déterminant et m’a permis d’obtenir ce concours. J’en resterai profondément reconnaissant. Alain laissera une empreinte durable, tant sur le plan scientifique qu’humain.
Cher Alain, au nom de l’UTC et en mon nom propre, je tiens à exprimer la profonde tristesse que j'éprouve depuis l’annonce de ton départ. Avec toi, c’est une part de l’âme du GEC et de notre université qui s’éloigne, mais aussi une présence dont l’empreinte restera longtemps vivante dans nos murs, nos équipes et nos mémoires.
Durant de nombreuses années, tu as été l’un des piliers du GEC et de l’UTC. Tu n’as pas seulement dirigé un laboratoire : tu as fait grandir une communauté. Par ta bienveillance, ta hauteur de vue, ton humanisme et ton exigence, tu as transmis bien plus que des savoirs ; tu as transmis une manière d’être chercheur, une manière d’être responsable, une manière d’accompagner les autres sur le chemin de l’épanouissement et de la réussite.
Tu m’as marquée et inspirée comme doctorante au GEC, puis comme enseignante-chercheuse dans ce même laboratoire. Tu as accompagné mon parcours à l’UTC avec confiance, attention et fidélité. Je te dois beaucoup comme l’UTC te doit beaucoup. Ton engagement, ta vision et ta façon d’ouvrir des possibles ont durablement façonné notre établissement et celles et ceux qui y œuvrent aujourd’hui encore.
Je m’associe avec une profonde émotion à la douleur que traverse ta famille et tes proches. Que la reconnaissance de toute une communauté puisse leur rappeler combien ton passage parmi nous a compté.
Repose en paix, Alain.
Cher Alain,
C'est avec beaucoup d'émotion que j'apprends ton départ.
Nous nous sommes rencontrés il y a bien longtemps; probablement en 1988 pour la première fois, et nous avons travaillé, ensemble avec Daniel, en 1994-1996.
Je me souviens de tes interventions scientifiques, de ton regard incomparable, de ton demi sourire quasi omniprésent, de ton implication fondamentale dans des questionnements profonds relatifs aux structures-fonctions de biocatalyseurs macromoléculaires originaux dont tu t'es fait l'expert. Et tu y a laissé une empreinte autant humaine que biomoléculaire et ABzymatique!
Je me souviens de ta présence et de ta sollicitude quand tu es venu accompagner le dernier départ de ma soeur Lydie, le 6 mars 2020 à Longueil-Annel. Juste un regard et quelques mots, mais une profonde marque d'empathie signant l'importance d'un moment; juste pour être là, et dire aux proches "je partage votre peine, ...courage!".
Et bien, à regret, aujourd'hui, je suis là, peiné, mais présent par ce message pour dire à tes proches: "je suis là et je comprends et partage votre peine".
Et à toi, Alain, je dis "Bon Vent!" comme on disait jadis à ceux qui allaient partir au-delà de l'horizon, sur les océans et portés par les vents, pour trouver une autre vie, au-delà des yeux mais en restant ancrés dans les coeurs.
Merci Alain d'avoir été toi!
Merci pour ces moments de vie partagés.
Que la Paix soit avec toi.
Ton (ex) jeune collègue, Eric
Alain,
Nous nous sommes connus à la fin des années 70 effectuant mon DEA (76-77) au Laboratoire de Technologie Enzymatique, hébergé à ses débuts dans les locaux du Lycée Technique de Compiègne, puis lors de ma thèse (78-80) interrompue par une année de service militaire à Metz.
En mémoire me reviennent de beaux échanges, organisés par notre directeur le Pr Daniel Thomas, avec nos collègues de l'équipe toulousaine dirigée par le Pr Gilbert Durand. Occasion pour tout le LTE de prendre les premiers Airbus de Roissy pour rejoindre Toulouse. C'était joyeux, festif scientifiquement épanouissant. Nous étions tous jeunes, enthousiastes découvrant le domaine encore nouveau des biotechnologies, des enzymes immobilisées, des réactions en phase hétérogène, des phénomènes d’hystérésis....
Tu faisais aussi parti de notre petit groupe travaillant sur les cholinestérases (ACHE) avec Yves Malpièce, Didier Guillochon. J'ai le souvenir d'une crêpe (réalisée en sérum albumine bovine réticulé au glutaraldéhyde) révélant via des enzymes immobilisées « joyeux anniversaire Daniel ».
Il me revient une mission mémorable au Centre d’études du Bouchet. Le LTE recevant des financements DGRST du ministère des armées, nous avions sous forte sollicitation de Daniel, Alain Didier et moi, été conviés pour discuter de nos travaux. Après une visite des laboratoires où nous fûmes impressionnés par la richesse des équipements , nous allâmes en salle de réunion. Pour cela il nous fallut descendre dans un bunker où était exposée une rangée de mannequins et d'équipements de protection notamment contre gaz et agents chimiques (dont organophosphorés, VX, Sarin ….). Un général en charge de la R&D arriva pour discuter avec les scientifiques du centre et nous autour de : carbamates, organophosphorés, inhibiteurs d'ACHE électrodes enzymatique, kit de détection type bandelette porteuses d’enzymes immobilisées etc....
A un moment Alain, sur ce sujet, tu évoquas la possibilité d'un kit avec : Vert OK et Rouge Danger. Le général nous répondit « Rouge ça ne nous intéresse pas, cela veut dire ils sont tous morts ». Ce à quoi tu rétorquas « mais si Orange clignotant, ce serait bien ». Parfait s'écria le Général. Avec Didier nous échangeâmes un regard et fûmes pris d'un fou rire contagieux difficilement maîtrisé !!! Alain tu avais tout en restant sérieux un sens de l'humour redoutable.
Enfin avant de rejoindre à plein temps, les équipes de l'IFREMER de Nantes , j'ai partagé ton bureau en 81-83 (dans le cadre de contrats industriels gérés via l'association Gradient) à mi-temps à raison d'une semaine sur deux, dans les locaux du Centre de recherche de Royalieu. Il me revient une grande affiche d'un film de Fellini (Amarcord si ma mémoire ne me trahit pas?). Tout au long de cette période Alain avec ta moustache à la Jean Ferrat tu es resté accueillant, bienveillant pas avare de ton temps pour partager ton expertise scientifique et tes conseils. Je n'ai pas souvenir de ta part d'un excès d'humeur. Alain tu étais d'un caractère constructif, discret, attentif et enjoué ; Quelqu'un de précieux sur qui on pouvait vraiment compter. Une belle personne.
Les contacts avec les anciens du LTE se sont distendus, se limitant à nos vœux annuels soutenus par Brigitte Thomaset qui entretient la flamme. Vœux entachés cette année par cette triste nouvelle. J'ai très peu connu ton épouse Muriel. il me reste le souvenir d'une belle jeune femme discrète habitée de douceur et d'un petit aspect de son travail d'archéologue ayant résidé à Lachelle près de Jonquière.
Alain tu restais discret sur ta vie privée.
Je vous adresse à toi Muriel et à vos deux enfants Amadis et Aloïse mes sincères condoléances dans cette douloureuse épreuve.
A l'occasion d'un passage dans l'Oise, j'irai me recueillir sur la tombe d'Alain.
Patrick DURAND